
La voix synthétique peut-elle remplacer la voix naturelle en audiométrie ?
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En cabine, on mesure des seuils en CA ou en CO, liminaires ou supraliminaires, des performances avec et sans prothèses, mais ce que le patient ressent (gêne sociale, fatigue, évitement, frustration) ne se lit pas sur un audiogramme. C’est précisément le rôle d’un questionnaire standardisé comme le HHIE-S (Hearing Handicap Inventory for the Elderly – Screening) : un questionnaire court, standardisé, qui aide à quantifier le retentissement de la perte auditive au quotidien et peut servir de repère pour l’appareillage.
Le HHIE-S est à l’origine un outil de dépistage en auto-évaluation du retentissement/handicap auditif perçu, historiquement développé par Ventry & Weinstein (1) (HHIE 25 items), puis décliné en version courte HHIE-S (10 items). Il ne mesure pas l’audition au sens physiologique, mais le handicap perçu. Il explore deux dimensions complémentaires :
Pourquoi est-ce précieux dans la pratique du métier ? Le HHIE-S se positionne comme un PROM (Patient-Reported Outcome Measure = questionnaire de résultats rapportés par le patient). Il met des mots (et un score) sur l’impact fonctionnel et psychosocial de la perte d’audition, et se révèle très utile pour documenter le besoin et faciliter l’adhésion.
Le HHIE-S comporte 10 questions (= items), avec 3 réponses possibles à chaque fois : “Oui” (4 points), “Parfois” (2 points) et “Non” (0 point). Le score total est compris entre 0 et 40 : plus le score est élevé, plus le handicap perçu est important.
Lecture rapide des résultats :
La grille historique associe les paliers à une probabilité de trouble auditif perçu. Certaines validations proposent des seuils suggérant une indication de réhabilitation selon des critères définis dans l’étude.
Dans une validation française du HHIE-S (2 et 3) chez des sujets de 60 ans et plus, un seuil supérieur à 8/40 a été proposé pour repérer une perte auditive (selon la définition audiométrique de l’étude), et un seuil supérieur à 16/40 pour détecter une indication théorique de réhabilitation.
Deux patients avec des seuils proches peuvent avoir des ressentis très différents. Le HHIE-S vous aide à prioriser les difficultés, structurer l’anamnèse et étayer la discussion d’indication avec un repère chiffré compréhensible.
Plus que le score total, la discussion sur des items précis (Qu’est-ce qui vous gêne le plus ? Quelles situations évitez-vous aujourd’hui ? Qu’est-ce que vous voulez récupérer en premier ?) permettent de fixer des objectifs d’appareillage partagés. Les situations concrètes mises en évidence par le questionnaire (restaurant, télévision, événements…) permettent une discussion plus pragmatique.
Le score pré-appareillage crée une base de référence pour le suivi : vous pouvez envisager de comparer “avant/après” de manière plus parlante qu’un simple “ça va mieux”. Et si le score ne bouge pas suffisamment, vous savez où investiguer en priorité.
Bien qu’il n’ait pas été conçu pour ça, plusieurs études montrent que le HHIE-S peut-être utilisé pour mesurer le bénéfice après la période d’essai/d’adaptation. Il aiderait en effet à objectiver la réduction de la gêne dans des situations cibles, et l’amélioration du vécu émotionnel (ou l’absence de bénéfice à la hauteur des attentes).
Une étude réalisée aux Etats-Unis (4), suggère un objectif pragmatique d’atteindre environ 10 points de changement (à interpréter selon le score de départ et le contexte), comme repère de changement réel.
Remarque : c’est parfois le manque de granularité dans les réponses du HHIE-S (seulement trois possibilités) qui lui est reproché. Rappelons toutefois que le HHIE-S n’a pas été conçu pour ça, mais bien pour fournir un outil simple, rapide et accessible pour le patient.
Si le HHIE-S consiste en un PDF imprimé, puis ressaisi, puis perdu… il perd en partie de son intérêt. Le vrai enjeu n’est pas d’utiliser ce questionnaire, mais plutôt de le faire passer facilement, récupérer le résultat sans double saisie, le lire vite, l’utiliser pour décider et suivre.
Dans la pratique, ce qui fait la différence, c’est :
En levant ces principaux freins à l’utilisation, le HHIE-S devient un incontournable à intégrer dans le bilan des patients. Une manière très facile de le faire passer est alors de le proposer en salle d’attente avant même le début du rendez-vous.
La solution Sonup System Audio répond à cet usage : plusieurs questionnaires auto-administrés (dont HHIE-S), centralisés automatiquement dans le dossier patient, avec une lecture facilitée.
Concernant l’utilisation du HHIE-S en post appareillage (qui reste possible même si ce n’est pas son but premier) il peut être réalisé à nouveau en fin de période d’essai et/ou en suivi à 3-6 mois avec une logique de comparaison pré-/post-appareillage.
Cette utilisation dans une logique de suivi/comparaison est aussi possible dans la solution System Audio. Néanmoins, la mesure de satisfaction patient en post-appareillage étant déterminante dans le suivi, Sonup développe de nouveaux questionnaires pour répondre à cet usage.
À l’origine, le HHIE-S a été conçu (et validé dans sa version française) pour des patients de 60 ans et plus. En pratique, il est souvent utilisé plus largement comme outil de retentissement perçu. Si votre patientèle est plus jeune, certains items/termes peuvent être moins parlants : dans ce cas, l’intérêt du HHIE-S est surtout d’ouvrir la discussion.
Vous pouvez aussi utiliser le questionnaire HHIA-S (5) (version en 10 items du HHIA) adapté pour des adultes de moins de 65 ans. Il reprend la même logique (handicap perçu, sous-échelles émotionnelle et sociale/situationnelle), mais il inclut des items davantage adaptés à la vie d’adulte actif (notamment l’impact professionnel dans la version longue). Notez en revanche qu’il n’a pas été validé dans sa version française, ce qui peut expliquer sa faible utilisation en pratique.
En général quelques minutes (souvent 2 à 4 minutes en auto-questionnaire, variable selon le niveau d’autonomie du patient).
Les deux, mais les items pris individuellement sont riches en enseignements.
Le score total donne une photo globale. Les items donnent une direction : situations-cibles, priorisation, argumentaire patient, stratégies, accompagnement…
Oui, parce qu’ils n’explorent pas la même chose. Les tests mesurent une performance. Le HHIE-S mesure le vécu (fatigue, évitement, gêne sociale, émotionnel). Les deux sont complémentaires : l’écart entre les deux peut expliquer les plaintes.
Cette situation peut indiquer :
Actions à envisager : se concentrer sur des situations-cibles, compléter si besoin par un test dans le bruit, cadrer précisément l’objectif de la réhabilitation.
Il faut présenter le questionnaire comme un outil d’analyse, complémentaire aux autres examens. Exemple : “Il me permet de mesurer l’impact de votre perte auditive dans votre quotidien, pour aller au-delà de ce que nous dit l’audiogramme.”
Important : préciser qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Ce qui change, c’est surtout la contrainte de temps, le risque d’erreur et la facilité de comparaison :
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